Grande voie : l’arrête de Marseille au socle de la Candelle (Calanques de Luminy)

Voilà une belle classique dans un niveau globalement 4c mais comprenant une première longueur en 5c : un terrain de jeu privilégié pour une première grande voie à la fois classe, ludique et pédagogique.

En Bref :

Durée : Journée

La grande voie : 6 longueurs sur une des arrêtes les plus esthétiques des calanques

Approche : 1h

Niveau max : 5c (une seule longueur, le reste grimpe dans du 4)

Retour : 1h

Envie de découvrir les plaisirs de l’escalade en grande voie dans les calanques? Pour un stage c’est ici que ça se passe, pour une journée c’est par là!

Une arrête esthétique…

« L’arrête de Marseille », voilà une voie dont le nom affiche d’entrée le prestige. Dès le col de Luminy la ligne est visible au loin, surplombée par la petite candelle. Outre l’escalade ce promontoire en forme de bougie nous a suggéré plus d’une fois d’y installer une slack line (sangle tirée entre deux points suer laquelle on marche en équilibre). C’est une escalade qui se mérite : par sa marche d’approche déjà, par sa première longueur ensuite.

Sur la marche d’approche

… qui se mérite

Au départ de Luminy il faut compter une bonne heure, voire une heure et quart pour le pied de la grande voie, à condition d’avoir un guide! Après avoir emprunté un large sentier et bifurqué à gauche dans un plus étroit on se retrouve dans un couloir raide remontant vers la candelle. Arrivés au pied ça y est : on peut faire sécher le tee-shirt et envisager le paysage et l’escalade de la première longueur.

Vue plongeante depuis l’arrête de Marseille

Escalade sur le fil…

Cette première longueur suit un dièdre déchiré d’une fissure centrale. Autant le dire tout de suite, son succès l’a rendue très patinée. En se plaçant bien sur ses pieds on ne force pourtant presque pas. Elle nous mène au sommet d’une petite tour et là une surprise nous attend… Le moniteur saura vous briefer et vous rassurer pour ce petit passage particulier…

La suite de la grande voie suit l’arrête dans une escalade facile mais parfois impressionnante par le vide sur le côté gauche notamment. Chaque relais est une invitation à la contemplation : c’est l’occasion de faire un peu de géographie de la région. C’est aussi le moment d’apprendre, sous les conseils avisés du moniteur d’escalade, les techniques et manipulations de corde pour être autonome en grandes voies !

Presque au sommet! En contrebas les calanques de Morgiou

Le rappel et la marche de retour

Au sommet une petite marche/désescalade de deux minutes mènent à un rappel.

Après celui-ci il ne reste qu’à marcher tranquillement jusqu’au parking de Luminy. Pour les plus rapides et les plus motivés il est possible de compléter la journée par quelques voies au secteur du virage, afin de clore une belle journée de sport !

-> Plus d’infos sur la voie sur camptocamp.

Renseignements et réservations

Week-end Grandes Voies au Verdon

En mai… apprends à poser un relais!

Amateurs d’escalade et d’adrénaline? Le week end su 18 et 19 mai partez à la découverte des grandes voies dans les mythiques Gorges du Verdon, encadrés et guidés par un moniteur expérimenté

Au programme:

  • Des ateliers pour apprendre les techniques de progression en grande voie
  • Deux grandes voies adaptées à votre niveau, une escalade sur du rocher magnifique 
  • L’encadrement permanent par un moniteur expérimenté 
  • Des souvenirs et photos inoubliables
  • Une session d’initiation d’acro-yoga en fin de journée pour se détendre
  • Un apéro bien mérité! 

 

Tarifs:

160 euros pour les deux jours ou 80 euros pour une seule journée.

Lieu de rendez-vous:

Au Lou Cafetié de la Pallud-sur-Verdon

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La pallud sur verdon

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La pallud sur verdon 43.779900, 6.341610

Niveau pré-requis:

Une première expérience de l’escalade en falaise est un minimum.

Niveau 5b/c en second ou en tête

Matériel minimum

Chaussons d’escalade, baudrier personnel, sac à dos de grandes voies

 

Hébergement* et repas à la charge des participants.

Renseignements et inscriptions: c’est par là

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*A cette période nous pouvons conseiller le camping municipal, bien localisé et pratique. 

**Les participants doivent être assurés en responsabilité civile individuelle.

 

La directe du Baou Rouge (ou pourquoi partir en grande voie avec un guide)

Plusieurs années en arrière Marc n’était pas encore diplômé, n’avait pas une grande expérience de la grande voie mais beaucoup de rêves et de projets en escalade. Si les rêves sont toujours là le reste a bien changé. Il revient sur une de ses mésaventures dans les Calanques de Marseille avec un soupçon d’ironie pour cette expérience marquante et… un peu filppante!

« Départ place des Chartreux de Marseille à 5h30 du matin pour sauter dans le premier métro retrouver Pierre au rond point du Prado, monter dans le 21 jusqu’au terminus de Luminy et à 6h30 commencer à marcher, encore de nuit sous les étoiles direction le cirque du Devenson. Le but était de faire la directe du Baou rouge, dormir au refuge Azema à la Calanque de l’Oule et revenir faire la Coryphène le jour suivant, bref un bien ambitieux planning d’escalade.

7h00: col de la Candelle

Levé de soleil sur les falaise du Cap Canaille encore 20 minutes pour les col des Charbonniers, puis 20 minutes facile jusqu’au début des rappels d’état d’urgence, les pieds tremblent tous seuls pendant les deux rappels de 50m plein gaz à 200m au dessus de la mer.

Une première longueur au ras de l’eau

Nous voulions récupérer un demi litre d’eau de mer pour diluer l’eau des pâtes et accessoirement laver la casserole. Un beau pin d’Alep aurai fait l’affaire pour installer un rappel de plus pour accéder au bord de l’eau, mais Pierre, sûr de lui, préfère l’option désescalade pour se rapprocher de l’eau et fini par se faire surprendre par le ressac. Il se fait complètement immergé par une vague qui vient s’écraser contre la falaise en lavant la casserole à bout de bras, en mars ça réveille ! Une fois remonté, et remit de cette surprise rafraîchissante, il reste plus qu’à trouvé le départ de la voie.

« Allez en vrai elle part ou la voie!!? »

« J’y comprend rien on est ou la ? Ah la un piton ! Mouais… attend, fait voir le topo… trempé. Ok on va suivre ce dièdre la »

45minutes plus tard, satisfait de mon premier relais sur 1 piton et 3 câbles triangulés :

«  relais va chier !! »

Pierre me rejoins :

«  tu parles d’un 5sup toi 25 minutes a sortir ton dernier câblé la sérieux »

Il est maintenant 16h et encore il reste encore 7 longueurs d’escalade.

« Euh Pierrot, t’as prit une frontale toi ? »

« Ben non et toi ?»

« Ben non, bon on avance ou quoi ? »

La nuit tombe…

Trois longueurs après on arrive sur vire sableuse sous un mur surplombant de rondeurs chipeuses genre paroi des toits mais en neuf, il est bientôt 20h on y voit plus grand chose déjà il reste les trois longueurs les plus « dures » et c’est raide, faut protéger boarf… on va rester là non ? cette nuit va pas faire si froid dans les Calanques…

La pire nuit de toute ma vie, le short et T-shirt encore humide, les baskets trempées et une bouteille d’eau de mer des Calanques la belle affaire ! Toute la nourriture est restée en haut dans les sacs cachés sous un buisson. Le froid nous empêche de dormir pendant toute la nuit, malgré les 80m de cordes enroulés autour du corps en guise de sous vêtements maintenu par une deuxième couche de short, T-shirt humides. On a passé la majorité de la nuit actifs en lançant des cailloux dans la mer, à 150m de haut ça fait des jolis bruits…A 3h du matin nous arrêtons de jeter les rochers qui constituaient notre vire, elle était devenu bien petite la virette.

5h du matin

Les premiers rayons de lumière suffisants pour sortir de ce frigo on est repartis et les trois longueurs qui restent nous coûtent une heure en fait c’était des bacs, sommet du Devenson à 6h du matin direction le sac de bouffe et dans le duvet -5 pour regarder le lever de soleil et ronfler jusqu’à 15h avant de traverser la moitié des Calanques à pied pour rentrer en bus à Marseille city.

La leçon apprise de cette expérience dans les Calanques de Marseille est que pour s’engager dans grandes des voies il faut s’y préparer correctement. J’entends par là se former aux techniques de progression en grande voie et méthode de préparation matérielles. Certes les erreurs sont indispensables dans un apprentissage mais pas à n’importe quel prix. Mais malgré tout les apports théoriques que l’ont peut se procurer, rien ne vaut l’expérience réelle du terrain avec de vrai feed-back de professionnels avant de s’engager en autonomie dans une grande voie en terrain d’aventure.

Calanques: le tour du Bec de Sormiou

Le tour du bec de Sormiou est une première grande voie idéale, un itinéraire évident mélangeant marche et escalade et faisant osciller le regard entre mer et calcaire. A vos chaussons!

Depuis port de Sormiou vers le large…

En bref: escalade sur l’eau

Durée: demi-journée ou journée selon le niveau et le nombre de grimpeurs

source: camptocamp

La voie comporte 5 ou 6 longueurs et plusieurs passages réalisés en « corde tendue » car relevant plus de la marche que de l’escalade. Un rappel de 15 mètres au milieu de la voie.

Approche: 20 minutes de montée légère et plat depuis le port de Sormiou

Niveau max: 5b

Retour: 30 minutes de marche

Une approche bucolique

Si l’on souhaite éviter de marcher une bonne heure à l’aller il faut se résoudre à payer le parking de Sormiou. Avantage: on a le temps de se joindre aux baigneurs sur la plage avant ou après l’escalade! Depuis le port et tout le long du sentier les Calanques se dévoilent, laissant même apercevoir au loin le Cap Canaille…

La marche est facile, peu raide, et l’on profite du paysage: Marseille et ses embouteillages semble très loin! Seule éventuelle difficulté, pour arriver au départ de la voie il faut emprunter une dalle inclinée rendue glissante par les nombreux passages.

Les (bonnes) surprises de cette grande voie

La première bonne surprise est cette impression d’isolement que l’on ressent une fois la voie attaquée. Parmi les voies d’escalade dans les Calanques c’est celle qui, le plus, se rapproche en sensation de la navigation: la mer nous entoure et on semble traverser la coque d’un immense navire de calcaire.

L’arrivée dans la grotte du Capelan est l’autre bonne surprise, notamment pour faire une pause fraicheur en été! C’est par cette grotte qu’est passé l’itinéraire original (ouvert en 1924). La lampe frontale peut être utile selon l’ensoleillement et le moment de la journée.

Pour les romantiques l’arrivée au bout du bec de Sormiou est l’occasion de rejouer la scène de Titanic, cheveux au vent et bras tendus vers l’horizon. Bon, si vous êtes plus terre à terre c’est toujours l’occasion de faire une pause toilette, cheveux au vent aussi…

On finit par remonter l’arrête du bec de Sormiou en quelques longueurs faciles (attention quand même à ne pas les sous-estimer, deux passages sont un peu physiques). Les relais sont agréables et au soleil: on peaufine le bronzage.

Une voie adaptée pour apprendre la grande voie

Le Tour du Bec de Sormiou est une grande voie facilement réalisable avec des grimpeurs n’ayant aucune expérience en grande voie. De plus la difficulté technique est peu élevée et l’ensemble très bien équipé. A moins que l’on grimpe en corde tendue on peut se voir à presque tous les relais. Il y a peu de risque de se tromper d’itinéraire. Pour finir, côté vide on est loin du Verdon! La plupart des longueurs se déroulent seulement quelques mètres ou dizaines de mètres au dessus de l’eau.

Clairement une voie parfaite pour une journée de découverte des calanques ! Prenez vos tickets !

Verdon – Escalès: la grande voie? Encortoujourjamé

Les grandes voies dans les gorges du Verdon ne meurent jamais: la preuve ici avec une ancienne voie d’escalade en terrain d’aventure recyclée en voie sportive et qui devrait devenir une classique dans ce niveau. Il faut un bon niveau 6b pour pouvoir en profiter sans être trop « au taquet »! Mollets tremblants à l’arrivée garantis!

160 mètres d’escalade

7 longueurs (5a, 6a+,6b+,6a+,6c, 6b, 5c+), prévoir 4 heures de grimpe

6b+/6c max

Accès via 4 rappels en plein gaz (rappels de « Rivières d’argent ») puis en traversant à pied vers la droite par une main courante.

Une très belle voie exigeante et variée

Pour la petite histoire

La voie a été ouverte en 1976 sous le nom « toujourjamé« , en terrain d’aventure évidement… Le tracé n’était pas exactement le même, empruntant alors la fissure presque de bas en haut. Pour « Encortoujourjamé », équipée en 2014 par P. Fadou on garde les trois premières longueurs avant de quitter la fissure de L3 par la gauche. La voie rejoint alors un mur bien plus compact, avec un rocher exceptionnel.

La fameuse fissure

La L3 est la longueur clef de la voie: une fissure assez large, serpentant au milieu d’un large dièdre lisse, trop lisse… L’ancien topo cotait cette longueur 5c/6a (!) alors qu’aujourd’hui, équipée et nettoyée elle est affichée à 6b+: changement d’époque et de style, les « petits jeunes » que nous sommes ne grimpent plus en fissures!

Zeste d’engagement sur rocher neuf

Un passage de dalle, plus dur en vrai qu’en photo !

L’ensemble de la voie est bien équipé: aucun pas expo, des goujons en 12 mm bien placés et neufs. Pourtant à plusieurs reprises on serre les mollets, ou même un peu plus haut… Déjà la L2 réserve un petit rétablissement sur une dalle à cannelure qui fait éprouver la confiance que l’on a en ses pieds… Il en faut pour la fissure-dièdre de L3: l’équipement est bon mais souvent les passages difficiles se passent au dessus du point, la clef se trouvant généralement dans une adhérence de pieds d’un côté ou de l’autre du dièdre. J’en suis venu à bout rincé, le sac à dos un peu trop volumineux m’ayant plombé tout du long.

L’arrivée de la L3

Les 4 longueurs suivantes sont bien plus classiques en terme d’escalade. Adieu les fissures « old shool », vive le rocher compact et gris typique du Verdon et plus particulièrement de l’Escalès!

L4 en 6a+

Après un 6a+ très agréable dans son escalade le 6b+ (plutôt 6c selon moi) réserve des surprises. Les prises sont là mais cachées dans les multiples vaguelettes du rocher. Dans ce dévers léger chaque erreur de lecture coûte en énergie et le poids du sac se fait ressentir plus fort! Les deux dernières longueurs permettent d’apprécier la qualité du rocher de manière plus détendue, en naviguant de bac en bac. On rejoint presque les cordées dans « rivière d’argent »,et c’est l’occasion de prendre de belles photos. La dernière longueur est, comme souvent pour les grandes voies du Verdon, plus facile (5c+), pour la récupération active!

L6, 6b et un rocher magnifique

En résumé

Encortoujourjamé est une voie à faire, ne serait-ce que pour se frotter à l’escalade old-school en fissure et en tirer quelques cicatrices qui donneront l’opportunité d’embellir un peu le récit une fois au bar… (« A ce moment là j’avais plus de dégaines, mais j’étais 12 mètres au dessus du dernier point, j’ai dû faire un coincement de jambe pour trouver le mousqueton de mon porte-clefs dans mon sac… C’est là que le vautour m’a attaqué… »)

La fin de « Rivières d’argent »

Stage d’initiation/perfectionnement escalade dans les Calanques de Marseille

Pendant trois jours venez découvrir ou améliorer votre talent pour l’escalade dans un cadre splendide! Votre moniteur vous guidera et donnera de nombreux conseils pour s’améliorer techniquement, mentalement, physiquement. Le stage est axé sur la découverte de l’escalade et du massif des Calanques et propose aussi des séquences ludiques et « à sensations »! Plus d’infos sur cette page!

Stage d’initiation/perfectionnement escalade dans les Calanques de Marseille

Pendant trois jours venez découvrir ou améliorer votre talent pour l’escalade dans un cadre splendide! Votre moniteur vous guidera et donnera de nombreux conseils pour s’améliorer techniquement, mentalement, physiquement. Le stage est axé sur la découverte de l’escalade et du massif des Calanques et propose aussi des séquences ludiques et « à sensations »! Plus d’infos sur cette page!

Stage de Grandes voies dans le Verdon

Pendant trois jours venez découvrir ou redécouvrir les joies de la grande voie dans un site incontournable dans l’histoire de l’escalade: les Gorges du Verdon. Au programme: une demi-journée d’apprentissage ou rappel des techniques essentielles pour évoluer en grande voie suivie d’une « petite » grande voie et, les jours suivants, deux grandes voies parmi les plus belles offertes par le calcaire du Verdon.

De l’escalade au centre de Marseille?

Le mur de la Plaine a vu pousser des prises d’escalade il y a quelques jours. C’est l’occasion de faire coïncider les revendications et l’escalade autrement qu’à travers le parc national des Calanques.

Petits rappel

Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité de la cité phocéenne un petit rappel est de rigueur. La plaine est (était) un lieu de vie, une grande place où se côtoyaient jeunes et vieux, pauvres et moins pauvres, mixant les habitants au rythme des jours et des nuits. De toute évidence le lieu était aussi le rendez-vous des dealers, des errants, des jeunes à la dérive. La mairie, prise dans son ambition touristique et souhaitant faire grimper le croisiériste jusqu’à la plaine a développé un projet de « requalification » urbaine de cette place. Le centre de Marseille devait changer d’image, et la mairie flatter un certain électorat en « nettoyant au karsher » une place devenue trop mal famée.

Escalade de violences?

L’annonce des travaux a donné lieu à une escalade de violences (sans mauvais jeux de mots) lors des nombreuses manifestations anti requalification. Ces tensions ont gagné d’un cran lorsque le lundi 5 novembre deux immeubles de la rue d’Aubagne se sont effondrés faute d’entretiens nécessaires, provoquant la mort de 8 personnes. La mairie est très rapidement, à raison, montrée du doigt. Il est de son ressort de gérer et d’administrer la qualité de l’habitat. Seulement, toute prise à une carricaturale politique de gentrification du centre-ville la mairie s’est désintéressée des conditions de logement des quartiers populaires depuis longtemps, rejetant la faute sur les propriétaires privés.

Pour la ville de Marseille l’état des logements populaires passe au second plan, sans même feindre l’hypocrisie tellement l’évidence est là. Il suffit de comparer le budget de 13 millions d’euros investi pour la requalification de la plaine à l’absence quasi totale d’actions en direction des logements insalubres (13% de l’habitat de Marseille).

Du mur de la plaine au mur d’escalade…

C’est donc afin de réaliser les travaux sur la plaine que la société Soleam a été mandatée pour poser de splendides murs en béton à même de rendre l’esthète de base nostalgique des blockhaus. Heureusement et sans surprise ces murs ont été pris d’assaut par l’expressivité (parfois débordante) des marseillais. Chaque mètre carré est aujourd’hui tagué, parsemé d’affiches, de calembours, de revendications.

Banksy a su porter un peu de poésie au mur de Béthléem en y traçant une échelle que seul l’imaginaire pouvait escalader. A Marseille, le mur de la plaine a pu s’escalader pour de vrai pendant quelques heures puisque des prises d’escalade y ont été placées. Elles sont accompagnées d’une affiche: «  »Glissement de terrain, chutes d’immeubles, espaces confisqués, collectivité menacées » ou « « Ceci est une voie symbolique. Une grimpe sans visibilité. »

L’échelle tracée par Banksy au mur de Béthléem: le rêve d’une ascension impossible

Je pense que face à cette imposition arbitraire des autorités publiques il n’y a pas de meilleure réaction qu’un sourire satisfait: chacun décide de l’usage d’un lieu. ce n’est que lorsque le lieu devient le reflet de chacun c’est qu’il prend vie et devient réel. Si la nouvelle plaine n’est pas réinvestie par les Marseillais les touristes en partirons le vague à l’âme, attristés par l’allure désertique d’un lieu qu’ils pensaient éclatant de vie et de couleurs.

Alors à chacun son mur: certaines y rêvent d’escalade, d’autre de poésie, quand certain(e)s y sont plus pragmatiques; on pisse sur le mur, on y pisse symboliquement.

Stage d’initiation/perfectionnement escalade dans les Calanques de Marseille

Pendant trois jours venez découvrir ou améliorer votre talent pour l’escalade dans un cadre splendide! Votre moniteur vous guidera et donnera de nombreux conseils pour s’améliorer techniquement, mentalement, physiquement. Le stage est axé sur la découverte de l’escalade et du massif des Calanques et propose aussi des séquences ludiques et « à sensations »! Plus d’infos sur cette page!

La vue depuis la « Grotte de l’ermite »!

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